Nouvelle-Zélande

La lumière, tout d'abord la lumière. Au lever du soleil bien sur mais surtout 2h avant le coucher. C'est un peu comme si les photons avaient garder la mémoire des début du Monde.

Éclairage doux mais pénétrant. On dirait le calme d'une sieste sans rien pour la stopper. Bien sur, le tableau a besoin d'un support, la lumière n'est rien sans son révélateur. Et la, il est vrai que le décor est à la hauteur. L'ile du nord (la seule qu'on est foulée) est la moins sauvage de Nouvelle-Zélande et pourtant elle garde malgré sa colonisation (par les polynésiens puis les anglais) la pureté des iles vierges. C'est comme si l'homme avec ses petits doigts crochus tentait de creuser la terre. Et comme si cette terre semblait dire : « Homme, tu es la depuis peu de temps et tu disparaitra aussi vite que tu es venu. Tu es pour moi éphémère. »

C'est peut être pour cela que vallons et soleil rasant on décidés de s'unir dans un mariage d'harmonie parfaite ici et pour toujours.
Fier de notre maison roulante, nous voilà parti vers un monde inconnu (et pour cause, on est quand même complètement de l'autre coté de la terre), en proie aux absences d'informations. On découvre très vite que nous avons mis les pieds (ou plutôt les roues) dans une espèce de nouveau Monde. Des immenses espaces, des propriétés à perte de vue, des moutons et des barrières qui délimite les champs partout ou peu se porter le regard. On roule, on découvre des paysages superbes, des courbes de collines d'une grande douceur, et des bords de mer somptueux. On tente coute que coute de se perdre sur des routes de plus en plus petite. Mais rien a faire. Même pour stopper le temps de manger prend parfois des heures. Pas un chemin sans une barrière et un « propriété privée » arrogant. La place est prise, prière de changer d'ile (peut être ) pour les espaces sauvages.

Les gens que l'on croise sont correcte (le coté anglais surement) et bien élevé. Ça s'arrête la. Tout est bien organisé et chacun à sa place. les moutons dans les champs et les touristes dans les campings.
Le mélange entre la charpente génétique polynésienne et la culture culinaire américaine, donne des moyennes sur la balance qui feraient rougir une équipe de rugby professionnelles. Les All Blacks nous impressionnent, pas leurs grands frères d'ici. Ils sont tous énormes. On avait jamais vu ça. Bon, il est vrai qu'après 6 mois en Asie, le choc est rude.

Les villes sont petites et basses, les maisons comme en campagnes, sont en préfabriquées (d'apparence du moins). Il est clair que nous ne sommes pas dans la démesure architecturale. Les gens mettent le paquet sur la vue et vivent dans des baraques de chantier (je parle toujours de l'extérieur). Ça remet un peu mes pendules à l'heure avec ma folie des grandeurs. 8 mètres sous plafond et un immeuble comme horizon. Le choix on l'a toujours. Leurs choix se situent dans les activités et les vacances riment pour eux avec sports (extrême souvent). On plonge, on saute a l'élastique, on fait du Zorb, du VTT, et surtout tout ce qui a un moteur : moto cross, quads, speed-boat et autres engins en cour d'invention.

La nature est pressente et maitrisée. On passe de bons moments dans notre camping-van malgré notre proximité qui nous pèse de plus en plus. On y travail.

Deux semaines c'est trop court. Nous en sommes arrivé à la conclusion qu'il fallait un minimum de 3 semaines pour commencer à apprécier un endroit. La première impression est souvent très tenace et seul le temps peut l'estomper. Ou la confirmer.

On garde de très belles images en tête de la Nouvelle-Zélande et si l'ile du nord nous chasse,l'ile du sud nous rappellera.
On remonte le cours des pirogues pour se diriger vers la Polynésie et ses mythes.

Photos

Famille en Nouvelle-Zélande

Visions de la Nouvelle-Zélande

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