Un mot tellement évocateur, qu'à lui seul, il concentre tout les rêves et affabulations d'un eden terrestre pour tout homme sur terre. Paradoxalement, cette terre aux aires de paradis perdu, est une île. C'est plus simple pour le nommer, le délimiter. Il n'y a pas de frontières floues. On y est ou on y est pas. Aussi surement que on est mort ou on ne l'est pas. Mais rassurez-vous (je parle là à ceux qui nous apprecient), d'ici on en revient. Hasard des mots ou véritable métaphore, le fait est que les gens de l'extérieur en majorité repartent après 2 ou 3 ans et que les polynésiens quittant l'ile, reviennent le plus vite possible.
Nous avons directement pris le bateau pour l'ile sœur : Moorea.
Entourée d'un lagon, la vie est paisible et le stress n'a pas encore été inventé sur l'ile. Il est vrai que la barrière de corail façonne sa protégée et ne laisse pénétrer que ceux qui lui veulent du bien. Même le club med a fini par se faire virer. Évidemment, il reste quelques requins mais les pointes noirs sont inoffensifs et tout le monde a besoin de ses démons. Question d'équilibre. D'ailleurs, si tout est une question d'équilibre, il doit y avoir des endroits bien sombres et moches sur terre pour rétablir ce que Moorea prend de bonheur.
Le défaut c'est que la couleur et la transparence de l'eau vous font connaître des abysses de bonheur sous marine insoupçonnées. Après cela, plonger ou même se baigner à Palavas va ressembler à un chemin de croix. Ou pire : à une résignation.
Je pense que notre retour va être teinté d'exigences difficiles à combler. Mais qui sait ! Tout tour du mondistes que nous sommes, nous avons aussi notre madeleine de Proust.
Vu d'ici, certaines madeleines semblent avoir plus de chances aux niveau des ingrédients de base.
A nous de choisir la recette.
3 semaines dans l'eau du lagon à 30° à plonger avec les raies et la multitude de poissons multicolores sur fond de corail laisseront quelques traces dangereuses pour des sédentaires montpellierains. Si vous voyez ce que je veux dire !
Seule notre inssaciable curiosité (d'enfant d'éléphant) pourra nous arracher avec grande difficulté à cette ile. Le paradis perdu est retrouvé.
Moorea lâche du leste mais nous sommes ferrés à tout jamais.
L'ile de Pâques nous appelle et derrière elle gronde de désire un continent entier.
La route des pirogues polynésiennes se poursuit au rythme des découvertes.
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